Article 2A.
Comprendre le Monde afin de me situer dans mon environnement
Le deuxième article de cette première partie traitera de la création de l’Univers.
La formation de l’Univers. La théorie du Big Bang.
L’infiniment petit crée l’infiniment grand. La notion du début de l’Univers est un questionnement que se sont posés les penseurs et les philosophes de tous les temps. La théorie qui décrit le mieux l’origine de l’Univers est celle du Big Bang. D’après cette théorie, l’Univers est né il y a environ quinze milliards d’années dans une « explosion » fulgurante à partir d’un état initialement infime, très chaud et très dense, qui aurait également donné naissance à l’espace et au temps. Depuis cette création, l’Univers est en expansion et s’est continuellement dilué et refroidi.
Mais comment sait-on ce qui s’est passé il y a quinze milliards d’années ? En1929 l’astronome américain Edwin Hubble a observé que les galaxies fuyaient la nôtre « la voie lactée » (une galaxie est composée de milliards d’étoiles). Plus curieux encore, elles fuyaient d’autant plus vite qu’elles étaient plus éloignées : une galaxie dix fois plus distante s’éloignait dix fois plus rapidement. On en déduit que toutes les galaxies ont mis exactement le même temps pour parvenir de leur point d’origine à leur position actuelle. Imaginons une inversion du mouvement : en reprenant leurs trajectoires en sens inverse toutes les galaxies se rencontreraient à un même point de l’espace, au même instant. D’où l’idée d’une « grande explosion » (le Big Bang) à partir d’un état extrêmement compact, suivie d’une expansion continuelle de l’Univers. Cette explosion, toutefois, ne peut être envisagée comme ponctuelle, comme nous le constatons maintenant lors de l’explosion d’une bombe, mais comme une explosion qui a lieu en tous points de ce mini espace primitif.
La science actuelle ne nous permet pas de remonter jusqu’au temps d’avant cette « explosion », le temps d’ailleurs n’existait pas ; puisqu’il a été créé, avec l’espace, par le Big Bang. Sitôt que deux particules ont été créées, l’espace-temps est apparu, en effet, entre deux corps il y a un espace qui ne peut être parcouru que par un certain temps. Si je me rends d'une ville à une autre, en voiture, il me faudra un certain temps pour parcourir cette distance.
La question se pose alors : comment un point aussi infime peut-il créer un Univers incommensurable ?
Pour l’instant, il existe un mur de la connaissance qu’on ne peut pas franchir, c’est le mur de Planck (physicien allemand qui s’est penché sur ce problème). Ce mur survient au temps infime appelé temps de Planck qui est de 1 seconde divisée en 1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 parties (1 suivi de 42 zéros). A ce temps, l’Univers était alors dix millions de milliards de milliards de fois plus petit qu’un atome d’hydrogène. Son diamètre était, aussi, égal à la longueur de Planck, cette longueur représente 1 centimètre divisé en
100 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 de parties (1 suivi de 32 zéros).
Comment se sont créés les premiers atomes dans ce mini univers?
Il faut considérer la température énorme de dix milliards de degrés kelvin qui régnait aussitôt après le Big Bang. Les particules du gaz cosmique s’agitaient avec des énergies considérables. A une telle température, l’agitation thermique, des particules élémentaires, est tellement forte que la force nucléaire ne réussit pas à maintenir une cohésion suffisante des noyaux atomiques qui se décomposent alors en protons et en neutrons indépendants.
A cette époque, le monde est constitué d’une « soupe » homogène de quarks parmi lesquels foisonnent librement des électrons, des neutrinos, mais pas de noyaux atomiques.
Vers le milliard de degrés les quarks forment les neutrons et les protons qui peuvent se combiner pour former les premiers noyaux atomiques légers.
Le refroidissement de l’Univers met rapidement fin à cette période d’activité nucléaire du cosmos. Grâce à la chute rapide de la température, une fraction du noyau léger est préservée. La suite de l’évolution de l’Univers dépend de la densité des nucléons (neutrons et protons) créés seulement lors des trois premières minutes du Big Bang.
Réflexion sur la naissance de la matière primordiale qui a créé le temps et l’espace.
La science est uniquement basée sur l’expérimentation. La principale preuve de la théorie du Big Bang a été apportée par le satellite Cobe de la NASA qui a pris le cliché du rayonnement fossile de l’Univers primitif. C’est la plus vieille image du monde, elle nous montre un Univers plus dense et plus chaud qui devait donc être plus lumineux. En remontant suffisamment loin dans le passé, on atteindrait une ère éblouissante, nous dit l’astrophysicien Georges Gamow vers 1950. Une parenthèse doit être ouverte pour comprendre son raisonnement. L’astrophysicien possède un avantage unique, grâce à des puissants télescopes, il peut remonter le temps et voir en direct le passé de l’Univers. Cet avantage lui vient que la lumière met un certain temps pour aller d’un point à un autre. A notre échelle, sa vitesse paraît extrêmement rapide, puisque nous le savons, elle est de 300 000 kilomètres par seconde, elle peut faire huit fois le tour de Terre en une seconde, mais à l’échelle de l’Univers incommensurable, elle paraît lente. Un rayon qui nous vient du Soleil, par exemple, met huit minutes pour arriver à notre œil, la lueur de la galaxie d’Andromède, la plus proche de nous, met deux millions d’années pour nous parvenir. C'est-à-dire que les photons de la galaxie d’Andromède, que nous voyons maintenant, ont été émis, par elle, bien avant l’apparition de toute civilisation, plus nous regardons loin plus nous regardons dans le passé.
Les photons provenant des galaxies, les plus lointaines, visibles dans les plus puissants télescopes voyagent depuis plus de dix milliards d’années, bien avant que ne soit créé notre système solaire. Le record est détenu par les photons du rayonnement fossile, d’environ quatorze milliards d’années, découvert par le télescope du satellite Cobe.
Mais quel est donc ce rayonnement fossile ?
Rappelons encore le raisonnement de Gamow ; «si l’image d’un Univers en refroidissement, suggérée par le mouvement des galaxies est juste et si la remontée dans le passé jusqu’à l’ère ardente est justifiée, alors il doit exister dans l’Univers actuel une trace de cette époque sous forme de rayonnement millimétrique ».
En effet, en 1965, Penzias et Wilson découvrent, par hasard, l’existence d’un rayonnement ancien appelé rayonnement fossile universel à la même température. Dans ce rayonnement fossile, émis il y a quatorze milliards d’années, des photons, détectés par des radiotélescopes, qui voyagent à travers l’espace depuis cette période véhiculent jusqu’à nous la plus vieille image du monde, c'est-à-dire la configuration du cosmos dans le plus lointain passé qui nous est accessible.
L’étude de ce rayonnement révèle une propriété étonnante. Sa température est la même dans toutes les directions de l’espace que nous voyons.
Cette image du cosmos ancien nous révèle une température, extrêmement homogène, et surtout ayant les mêmes valeurs en tout point observée.
Nous voyons là, la preuve de l’évolution de l’Univers depuis, le Big Bang, il y a quatorze milliards d’années, car si les écarts de température vont en se refroidissant avec le temps, on retrouve la température uniforme qui existait à l’époque du Big Bang.
Notre monde actuel, si riche et si contrasté en température, comparativement au rayonnement fossile à température constante, nous permet de considérer l’évolution de l’Univers du simple au complexe.
Une singularité infime, miniscule point de 10 milliards de degrès, a engendré les atomes, les étoiles, les galaxies qui composent le Monde que nous connaissons.
Cliché du rayonnement cosmique créé par le Big Bang, il y a 14 milliards d'années environ, pris par le satellite Cobe.
Ainsi a débuté la complexité qui devait se poursuivre jusqu’à nous.
Quelques minutes après le Big Bang les principales particules élémentaires sont créées. De ces particules est née la matière.
Au début de l’Univers, il existait une « soupe » composée de quarks et d’électrons qui circulent librement, un flux de gluons assurent la cohésion des quarks pour former des nucléons (protons et neutrons).
Ensuite, nucléons et électrons forment à leur tour des atomes d’hydrogène, ces quelques noyaux d’hydrogène ont fusionnés pour former du deutérium (un proton et un neutron), puis de l’hélium et du lithium, mais l’Univers s’est si rapidement refroidi qu’aucun autre élément n’a pu se former. En effet, en moins de cent secondes, il baignait dans un bain de moins d’un million de degrés, une température trop basse pour que des réactions de fusion nucléaire puissent se dérouler. Mais cela suffi pour former un océan de matière constituée d’environ 76% d’hydrogène, 24% d’hélium-4 et quelques éléments légers. La chaîne s’est arrêtée là. Cette proportion est à peu près celle que l’on retrouve aujourd’hui dans notre environnement galactique. C’est cette matière primordiale qui a formée des nébuleuses qui se sont concentrées de plus en plus par l’effet de la gravitation pour former un gaz qui s’est condensé à son tour jusqu’à former une étoile.
Réflexion sur la Température maîtresse d’œuvre.
Nous avons vu de l’importance de la température dans la création de l’Univers, aussi il est intéressant de définir la notion de température qui impose sa loi partout, aussi bien dans l’état de la matière que dans le fonctionnement des être vivants.
Pour les physiciens, la température est une grandeur couramment utilisée pour décrire un milieu. En réalité, elle mesure l’agitation moyenne des particules qui composent les corps : celle des atomes pour un corps simple ou des molécules pour un corps composé.
Bien que cette grandeur soit déterminée par l’agitation des particules, elle ne peut s’appliquer qu’au grand nombre : le mouvement d’une seule particule n’a aucun sens, mais les mouvements des atomes les uns par rapport aux autres définissent la notion de température. La température d’un seul atome n’a de sens que si celui-ci est en contact avec une collection d’atomes.
Plus les atomes sont capables de se déplacer dans tous les sens, exhibant des mouvements de translation, de vibration et de rotation, plus la température est élevée.
La température se mesure, bien sûr, avec un thermomètre. Deux types de graduation peuvent porter la mesure de la température, chacune porte le nom de son inventeur. Celle de Celsius qui remonte vers 1742, elle comprend cent graduations entre deux points fixes : zéro pour la température de la glace fondante et cent pour celle de l’eau bouillante à pression atmosphérique.
L’autre mesure de la température est l’œuvre de William Thomson en 1852 qui deviendra plus tard lord Kelvin.
Etudiant la machine à vapeur Thomson avait remarqué que la chaleur échangée pour créer de l’énergie ne dépend que du rapport entre la température de la source chaude (la chaudière) et celle de la source froide (l’atmosphère). Thomson a déterminé la température qui permet le meilleur rendement, elle est de moins 273,15 degrés celsius. L’échelle absolue des températures se définissait donc à moins 273,15 C, c’est le zéro absolu défini par la graduation de Kelvin. Le choix du zéro absolu facilitera considérablement les études en physique, il évite en outre les températures négatives.
La graduation des températures se fera en Kelvin (K) principalement pour les hautes températures que l’on trouve dans les étoiles.
Au zéro absolu, tous les atomes sont presque immobiles, mais ils restent toutefois animés des mouvements de vibration ; de rotation et de translation qui les caractérisent ; ils se trouvent tous dans le même état.
Des nébuleuses aux étoiles.
Comment les nébuleuses (nuages énormes de poussières) peuvent former des étoiles ? Il faut tout d’abord noter que la matière que nous connaissons se manifeste par trois états classiques : solide, liquide, gazeux. Mais elle peut se constituer aussi sous une autre forme celle du plasma qui composait l’Univers primordial à très haute température.
Rappelons que la matière est composée d’atomes (nucléons positifs -protons- ou neutres -neutrons- entourés d’électrons négatifs). La charge électrique totale des électrons étant égale à la charge des nucléons, l’atome est électriquement neutre.
L’atome soumis à une énergie extérieure, la chaleur par exemple, peut perdre à cause d’une forte agitation des molécules, un ou plusieurs électrons et, de ce fait, devenir un « ion » chargé positivement. On dit alors que l’atome est ionisé. A une certaine température, un gaz contient des protons positifs, des électrons négatifs à l’état libre et des atomes neutres restés intacts. Si la température est suffisamment élevée, le gaz peut être totalement ou presque totalement ionisé (toutes les particules élémentaires sont libres) on a alors un plasma.
La formation d’une étoile exige la mise en oeuvre de mécanismes susceptibles de concentrer considérablement de la matière. Seule la force de gravité est capable de mener à des taux de compression gigantesque la matière des nébuleuses, la matière se condense de plus en plus fortement sous l’effet de la gravitation.
L’agitation thermique des molécules et des mouvements turbulents des gaz développent de leur côté une pression qui s’oppose à la tendance de la contraction qu’impose la nature de la force gravitationnelle. C’est quand cet équilibre est rompu en faveur de la gravité qu’une étoile est à même de se former.
Les étoiles ; visiblement toutes pareilles et pourtant si différentes.
Il existe plusieurs types d’étoiles :
Les étoiles bleues qui ont une température de surface de 30 000° sont des étoiles très chaudes, il existe toute une gamme d’étoiles de couleurs différentes qui dépendent de leur température de surface, les étoiles rouges étant les plus froides avec une température de 3 000° en surface. L’Univers est formé aussi de corps incroyablement diversifiés.
Réflexion sur la diversité des corps stellaires.
Il existe des étoiles super géantes, comme alpha de la constellation d’Hercule, dont le volume est, d’au moins, cent millions de fois celui du Soleil. Mais le record de gigantisme connu appartient vraisemblablement à la composante de l’étoile double epsilon de la constellation du Cocher car son rayon vaut 3 000 rayons solaires, ce qui correspond à un volume de 27 milliards de fois plus grand que celui du Soleil. Cette étoile contiendrait facilement le système solaire jusqu’à l’orbite d’Uranus comprise.
A l’extrême aussi les naines blanches présentent un grand intérêt. Ce sont des étoiles très chaudes d’un diamètre très faible, il peut parfois dépasser celui de la Terre ou même moins. Comme la masse de ces étoiles n’est guère inférieure à celle de toute autre étoile , leur densité est extraordinairement élevée, une cuillère à café de la matière, qui compose ces étoiles, pèse une tonne et jusqu’à cent tonne pour certaines. Les naines blanches ne sont pourtant pas rares, leur pourcentage peut être de 10 pour cent.
Il y a bien d’autres phénomènes dans le cosmos qui dépassent notre entendement et qui se déroulent au-delà du système solaire.
Voyons par exemple les supernovae qui émettent des quantités d’énergie gigantesques ce sont des étoiles dont la luminosité augmente très rapidement et décroît ensuite lentement, on a donc affaire à des étoiles qui entrent en éruption ou explosent.
L’énergie libérée en quelques instants par l’explosion d’une supernova est considérable, elle représente l’équivalent de toute l’énergie qui serait rayonnée par le Soleil pendant neuf milliards d’années (c’est- à-dire pendant toute sa vie) ; énorme quand on sait que l’âge du Soleil est de quatre milliards cinq cent millions d’années. La matière éjectée par l’explosion peut atteindre parfois la vitesse de 20 000 kilomètres par seconde, selon le cas la supernova expulse entre une et dix masses solaires de gaz. Les supernovae sont, en fait, le creuset dans lequel se fabriquent tous les éléments lourds nécessaires à la création des planètes et aussi des éléments qui nous composent. C’est à l’explosion d’une supernova primitive qui a formée la matière qui a constituée tout le système solaire, nous y compris.
Réflexion ; une densité qui dépasse toute imagination; les trous noirs.
Par suite de l’effondrement gravitationnel du cœur de l’étoile, lorsque la compression gravitationnelle n’est plus compensée par les forces de répulsion des électrons ou des neutrons dégénérés, la gravitation continue à écraser indéfiniment la matière sur elle-même : des trous noirs se forment. Le trou noir, stade ultime de l’effondrement gravitationnel, est caractérisé par un puits tellement profond que rien ne peut s’en échapper, ni particule, ni rayon lumineux, c’est pour cette raison qu’ils sont appelés trous noir ; en outre, toute matière tombant dans le puits d’un trou noir doit disparaître à jamais de l’Univers observable.
Les propriétés des trous noirs sont si spectaculaires qu’elles ont longtemps nuit à la crédibilité de la théorie. Celle-ci prédit notamment l’existence possible des trous noirs de toutes tailles et de toutes masses : les mini trous noirs auraient concentré dans le volume d’une particule élémentaire comme le neutron, la masse d’une montagne ; un trou noir gros comme une bille serait aussi massif que la Terre ; les trous noirs stellaires aurait des masses comparables à celle des étoiles, pour un rayon de quelques kilomètres seulement ; enfin les trous noirs géants rassembleraient une masse équivalente à celle de plusieurs centaines de milliards d’étoiles dans une sphère comparable à celle du système solaire.
Les galaxies ; incroyable pluralité des mondes en expansion.
En observant le ciel nocturne très pur, non éclairé par la Lune, nous pouvons voir à l’oeil nu la galaxie la plus proche de nous, elle est appelée la nébuleuse d’Andromède. Cette galaxie ainsi que « la Voie Lactée », notre Galaxie, sont formées par des milliards d’étoiles tellement éloignées de nous que nous ne voyons que des traces laiteuses.
Il existe des milliards de galaxies comme la nôtre qui forment des groupes appelés « amas de galaxies ». Les amas les plus lointains observés, avec des télescopes installés sur des satellites, sont à 12 milliards d’années-lumière de nous, ils ont des vitesses de fuite de plus de 10 000 kilomètres par seconde. La vitesse de fuite des galaxies traduisant l’expansion de l’Univers, se superpose, à cela, la vitesse propre des galaxies soumises au champ gravitationnel de l’amas, c’est la vitesse de dispersion. Tout se passe comme si l’Univers se dilatait. Plus elles sont loin de nous, plus les galaxies semblent entraînées dans des vitesses toujours plus rapides.
Il existe, aussi, des galaxies, dont le noyau central brille d’un éclat extraordinaire, on les appelle des quasars. Leur source lumineuse est située dans un volume relativement réduit (comparable à celui du système solaire) cette source émet plus d’énergie que notre Voie Lactée toute entière. Il y aurait un trou noir au centre de ces galaxies. Plus nous regardons loin avec les grands télescopes, plus nous en voyons. Le plus gros de leur population se trouve entre 10 et 14 milliards d’années-lumière. Nous voyons actuellement ces quasars tels qu’ils existaient quand l’Univers avait à peine 1 ou 4 milliards d’années.
La création des quasars semble correspondre à une phase primaire de l’évolution de certaines galaxies. Ce phénomène semble démontrer que toutes ces galaxies quasars sont nées en même temps, peu après le Big Bang.
Notre petite place dans le vaste Univers. Le système solaire ; les planètes et leurs satellites, monde froid que réchauffe le Soleil, astre central.
Il faut noter tout d’abord que les planètes ne brillent pas par elles-mêmes, mais sont éclairées par le Soleil. C’est pour cette raison que nous ne voyons pas les planètes éventuelles des autres étoiles très éloignées de nous.
Echelle comparative des grandeurs des 9 planètes qui tournent autour du Soleil, ce sont, dans l’ordre, de la plus proche à la plus éloignée (représentées ici de gauche à droite), Mercure qui gravite à 58 millions de kilomètres, Vénus, la Terre, Mars et les plus grandes ; Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et enfin la dernière Pluton qui gravite à une distance moyenne de 5 914 millions de kilomètres du Soleil. Un segment du Soleil est représenté en bas de l’image, Compte tenu de sa grandeur, il ne peut pas être représenté entièrement sur l’image.
Réflexion ; tout change, tout se transforme.
La Terre qui me semble immense ne représente pourtant, comparativement, qu’un modeste point à la surface du Soleil (troisième point à partir de la gauche sur le schéma). Elle pourrait disparaître dans celui-ci, sans changer grand-chose à sa structure et à son aspect.
La terre que nous connaissons, actuellement a été modelée par ses mouvements internes ce sont des phénomènes cachés qui se déroulent très lentement à notre échelle, mais qui se manifestent parfois brusquement occasionnant les catastrophes telles que les tremblements de Terre ou autres tsunamis.
Nous savons que la Terre s’est formée par concentration de matière et bombardement intense des météorites. Il y a environ 4 milliards 500 millions d’années, sa température était alors très élevée. En refroidissant, il y a environ 3 milliards 500 millions d’années, quand la température avait chutée, l’eau recouvre le sol, les premières formes de vie apparaissent dans l’eau. A environ 2 milliards d’années, l’oxygène dégagé par les bactéries (photosynthétiques) finit par s’accumuler dans l’atmosphère. Entre 800 millions à 600 millions d’années la surface de la Terre, qui était un seul et même continent « la Pangée », commence à se disloquer en deux continents la partie nord « la Laurasie » et la partie sud « le Gondwana ».
Ce mouvement est appelé «dérive des continents », mouvement extrêmement lent à notre échelle, en effet, nos continents actuels font parties de cette Pangée qui s’est scindée et dont les fragments de la Laurasie et du Gondwana dérivent toujours imperceptiblement, mais constamment à la surface de la Terre.
Nous pouvons voir sur une mappemonde que les contours des continents actuels peuvent s’encastrer comme un puzzle, la côte Est de L’Amérique du Sud correspond à la côte Ouest de l’Afrique, l’angle arrondi du Brésil comble exactement le golfe de Guinée, les côtes ouest de l’Europe et des Etats-Unis peuvent s’emboîter l’une dans l’autre à condition de les faire pivoter un peu sur elles-mêmes.
L’Amérique du Nord et le Groenland étaient autrefois liés à l’Eurasie, avant de partir à la dérive. Le Groenland s’est alors échoué à son emplacement actuel, alors que l’Amérique du Nord poursuit sans lui sa marche vers l’ouest. Le reste du Gondwana dériva vers le pôle Sud et fut recouvert de glace.
On associe des chaînes montagneuses, qui se font face de chaque côté de l’océan Atlantique car elles ont le même âge géologique et la même structure rocheuse. La preuve la plus évidente est due à la découverte du même magnétisme fossile présent lors de la première formation des roches dans lesquelles des particules d’oxyde de fer magnétique s’alignèrent dans une direction Nord-Sud, comme des aiguilles d’une boussole pointant vers le Nord avant le durcissement des roches.
Les déplacements des continents proviennent des courants de convection du manteau et de la radioactivité du centre du globe extrêmement chaud. Ces courants montent à travers le manteau d’une profondeur 3 200 kilomètres et courent horizontalement en surface, ils replongent vers le centre de la Terre effectuant ainsi un circuit semblable à deux énormes roues.
La dérive des continents s’effectue à la vitesse moyenne de 8 centimètres par an, ceux qui est vraiment imperceptible à notre échelle. Les distances paraissent stables, même à l’échelle d’un siècle (8 mètres).
Notre époque interglaciaire.
Depuis que la Terre existe sa morphologie et son climat sont instables. Depuis un million d’années, le climat enchaîne des alternances glacière et interglaciaire, au rythme d’environ tous les 100 000 ans. Le cycle actuel a atteint son maximum glacière il y a quelque 21 000 ans. L’Europe du Nord et l’Amérique du Nord étaient alors recouverts d’énormes glaciers continentaux « les inlandsis » dont la superficie dépassait les 50 000 kilomètres carrés et de 2 à 3 kilomètres d’épaisseur. Ces étendues gelées s’étiraient jusqu’au Nord de l’Allemagne, des Pays-Bas et de Grande Bretagne, et atteignaient New York. Au total, la surface de la Terre comptait quelque 50 millions de kilomètres cubes de glace de plus qu’aujourd’hui. Le niveau des océans était plus bas de 120 mètres el l’air à la surface de la Terre, en moyenne globale, plus froid de 5° C. La teneur en CO² était de moitié sa valeur actuelle. L’interglaciaire que nous connaissons aujourd’hui s’appelle « l’Holocène » qui a commencé il y a environ 10 000 ans. Cet interglaciaire a culminé aux alentours de moins 6 000 ans ; durant ce maximum climatique, il faisait de 1 à 2 degrés de plus qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était plus élevé de quelques mètres.
Réflexion ; notre place dans l’Univers.
Nous voyons que tout dépend de tout, tout est lié. Une modification introduite dans le système peut avoir des conséquences imprévisibles.
La matière, que nous connaissons, est constituée avec des particules élémentaires qui elles-mêmes sont organisées en structures atomiques. Les atomes s’organisent et s’assemblent pour former diverses molécules. Nous retrouvons cette structure de la matière dans l’ensemble visible de l’Univers à une distance de plus de 13 milliards d’années lumière. Ces considérations dépassent notre entendement primaire qui ne perçoit que les phénomènes superficiels et illusoires enregistrés par nos sens. Admirer un coucher de Soleil un soir d’été au bord de la mer peut créer en nous un bonheur intense, mais comprendre le pourquoi de ce phénomène et le fait que nous faisons partie de ce tout, nous permettra de nous situer agréablement dans ce monde souvent incompréhensible et dénué de sens pour certains.
Les phénomènes atmosphériques qui parfois nous surprennent dans notre quiétude et qui ont des conséquences catastrophiques, prouvent que nous vivons sur une planète en perpétuelle évolution, de même que l’Univers dans son ensemble. Rien n’est fini, tout est en mouvement, tout se transforme et disparaît à nos sens, l’instabilité de la matière a une conséquence directe sur la constante apparente du phénomène que nous appelons la vie.
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